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C'est qu'un aurevoir!

Méta

Cléo…

J’ai le coeur en miettes, j’ai du mal à respirer. Je n’ai pas faim et ce que j’avale reste coincé à la hauteur de la gorge; je dors mal et souvent je me lève la nuit, moi qui avait un bon sommeil.
Ce qui m’arrive ? Juste la venue d’une petite boule de poils, enfin je devrais dire une GROSSE boule de poils. Une jolie chatte affectueuse, qui courrait après les papillons et qui aimait venir se blottir dans mes bras le soir venu.
Nous l’avons eu pendant presque deux mois, en garde pendant que sa maîtresse travaillait dans une autre ville; j’étais heureuse de rendre service à une personne  pour qui j’ai de l’estime, pour lui enlever des tracas supplémentaires pendant son voyage.
J’étais aussi heureuse d’avoir à nouveau un chat dans ma maison car avait déjà dû choisir de laisser le mien en France car je savais que son bonheur était qu’il reste loin de moi.

Mais voilà, le temps s’est écoulé et Cléo a pris de plus en plus de place dans nos vies. Elle s’est sentie chez elle au bout de trois ou quatre jours, c’était assez étonnant de la voir déambuler dans la maison, de prendre possession des fauteuils, du “fauteuil de Gaston”, de courir dans les escaliers.
Elle a su apprivoiser Gaston qui n’avait plus connu depuis son enfance, la joie de vivre en compagnie d’un animal. Elle reconnaissait le bruit de sa voiture, connaissait son horaire de lever “malgré quelques dérapages la fin de semaine!! ). Elle avait pris l’habitude de dormir avec nous; elle jouait avec les plumes des corneilles que nous lui ramassions dans le jardin avec un plaisir fou et faisait …. ses besoins dans les fleurs des plates-bandes au grand desespoir de Gaston et chaque matin, elle attendait “Son” écureuil, histoire de lui faire peur.
Son plus grand plaisir, était lorsque nous étions réunis tous les trois dans le jardin, elle se mettait à ronronner presque à s’en étouffer.
Les matins de congés, elle venait s’allonger sur mon ventre et nous jouions à “je te vois-je te vois pas”, jeu qui consistait à se cacher sous les draps mais le plus souvent elle restait allongée sans bouger et plongeait ses yeux dans les miens comme si elle voulait me parler, entrer dans ma tête.

Nous nous sommes attachés plus que de raison à Cléo, nous ne l’avons pas voulu ainsi, cela s’est fait sans que nous nous en rendions compte, comme un grand amour.
À qui la faute? NOUS, parce que nous l’avons gâtée et aimée.
CLÉO, parce qu’elle s’est sentie très vite chez elle, sans déprime, sans ennui.?
Maintenant elle est repartie, près de sa maîtresse.
Je n’ai pas voulu assister à son départ, je ne pouvais pas. C’est Gaston, encore une fois, qui s’est chargé de ça; j’ai été trop lache; je l’en remercie d’ailleurs car je sais que lui aussi a beaucoup de chagrin, et qu’il y pense chaque jour. Je le vois lorsqu’il est dans le jardin , il pense à elle.
Depuis son départ, nous sommes désemparés, Nous pleurons à chaudes larmes, Cléo nous manque.
C’est comme tout, le temps fera son oeuvre mais en ce qui me concerne cela prendra beaucoup de temps.

J’écris ces lignes et je l’imagine à côté de moi comme elle en avait l’habitude lorsque j’écrivais sur l’ordinateur et mes larmes coulent sans que je puisse les arrêter. Elle me manque.

Certains penseront sans doute, que c’est n’importe quoi. Pleurer pour un chat !!!
D’autres se diront - prends un chat, t’es mûre pour avoir un chat à nouveau chez toi.

Et bien, non car un chat est comme tout être vivant, il est unique et Cléo est unique.

 

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