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	<title>La vie peut changer</title>
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	<description>"Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin "                    M. YOURCENAR</description>
	<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 17:50:50 +0000</pubDate>
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		<title>Sushi parle&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 17:48:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miquette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà je suis là depuis cinq semaines dans ma nouvelle maison.
Je suis devenue moins craintive, j&#8217;ai grossi et mon poil est devenu beau. J&#8217;avais du mal à descendre d&#8217;une chaise car j&#8217;étais très affaiblie mais maintenant c&#8217;est du passé. Je suis capable de courir partout.
Je suis entourée et aimée. Ma nouvelle maman m&#8217;a dit qu&#8217;ici [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà je suis là depuis cinq semaines dans ma nouvelle maison.</p>
<p>Je suis devenue moins craintive, j&#8217;ai grossi et mon poil est devenu beau. J&#8217;avais du mal à descendre d&#8217;une chaise car j&#8217;étais très affaiblie mais maintenant c&#8217;est du passé. Je suis capable de courir partout.</p>
<p>Je suis entourée et aimée. Ma nouvelle maman m&#8217;a dit qu&#8217;ici c&#8217;était ma dernière maison, qu&#8217;elle me garderait toujours si je le voulais bien.<br />
Papa lui est devenu&#8230;fada avec moi. Il m&#8217;adore et je lui fais faire mes quatre volontés.<br />
Maman a dit qu&#8217;il faisait partie du club des Q en l&#8217;air car j&#8217;envois tous mes jouets sous le canapé et Gaston part les chercher. Moi j&#8217;attend!<br />
Maman a parlé de vétérinaire, je ne sais pas ce que c&#8217;est, mais il parait que cela n&#8217;a rien de grave et que c&#8217;est pour mon bien. Je verrais bien.</p>
<p>Elle a parlé aussi de &#8220;contrôle de mon alimentation&#8221;, je ne sais pas ce que c&#8217;est non plus mais j&#8217;ai senti de l&#8217;angoisse dans la voix de papa.<br />
Il m&#8217;a dit : - ce n&#8217;est pas grave Sushi, tu vas manger juste des échantillons français; tu verras on s&#8217;habitue avec le temps!<br />
Je ne sais pas pourquoi mais cela n&#8217;a pas l&#8217;air drôle.</p>
<p>Au début, j&#8217;avais peur des bruits de la maison et des cris mais je me suis aperçue que ce n&#8217;était pas de vrais cris. Mes humains appellent ça des rires et ça rit beaucoup à la maison.<br />
Je me suis fait un copain, il s&#8217;appelle Yvon et j&#8217;aime bien Yvon car il me fait plein de câlins.<br />
On a souvent de la visite et ma foi, c&#8217;est interessant tous ces gens; il y en a même qui vont coucher à la maison, je vais avoir plein de câlins et de lits pour dormir!<br />
Papa bricole tout le temps et j&#8217;aime ça car j&#8217;en profite pour lui voler des vis et des petits objets que je vais cacher dans ma litière.<br />
Maman m&#8217;a dit qu&#8217;elle garderait le secret et elle remet tout à sa place en me faisant un clin d&#8217;oeil.<br />
Je crois que je vais faire confiance à ses deux humains là car ils sont bien gentils avec moi. Ils passent leur temps à me caliner, à me parler et à s&#8217;occuper de moi.</p>
<p>Mais il parait que j&#8217;ai un défaut de fabrication, un vice caché dit maman.<br />
Je me lève tous les matins à &#8230;4 h 30!</p>
<p><strong>&#8230; Papa et Maman aussi !!!</strong></p>
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		<title>Un nouveau membre dans la famille : Sushi</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Oct 2008 16:12:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miquette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Histoire de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Je m’appelle SUSHI et je viens d’arriver dans ma
nouvelle maison, celle de Gaston et Micaële.
Ma première maîtresse, au bout de quelques
années a décidé de ne pas me garder mais je
n’ai pas compris pourquoi.
Ma deuxième maîtresse ne m’a gardée que 15
jours car je lui donnais trop de travail.
J’aurais dû finir à la SPA ou peut-être pire…mais
Gaston [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">Je m’appelle SUSHI et je viens d’arriver dans ma<br />
nouvelle maison, celle de Gaston et Micaële.</p>
<p>Ma première maîtresse, au bout de quelques<br />
années a décidé de ne pas me garder mais je<br />
n’ai pas compris pourquoi.<br />
Ma deuxième maîtresse ne m’a gardée que 15<br />
jours car je lui donnais trop de travail.<br />
J’aurais dû finir à la SPA ou peut-être pire…mais<br />
Gaston et Micaële sont arrivés au bon moment.<br />
Je suis encore un peu craintive par moment car<br />
je me demande s’ils vont me garder…</p>
<p>Mais je sais déjà qu’ils m’aiment et même si je<br />
suis maigre et que mon pelage a besoin de beaucoup<br />
de soins, je vois déjà que dans leurs yeux,<br />
<strong>que …je suis la plus belle!</strong></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"> </p>
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		<item>
		<title>Cléo&#8230;</title>
		<link>http://miquette.quebecblogue.com/2008/07/21/cleo/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Jul 2008 13:48:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miquette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Histoire de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai le coeur en miettes, j&#8217;ai du mal à respirer. Je n&#8217;ai pas faim et ce que j&#8217;avale reste coincé à la hauteur de la gorge; je dors mal et souvent je me lève la nuit, moi qui avait un bon sommeil.
Ce qui m&#8217;arrive ? Juste la venue d&#8217;une petite boule de poils, enfin je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai le coeur en miettes, j&#8217;ai du mal à respirer. Je n&#8217;ai pas faim et ce que j&#8217;avale reste coincé à la hauteur de la gorge; je dors mal et souvent je me lève la nuit, moi qui avait un bon sommeil.<br />
Ce qui m&#8217;arrive ? Juste la venue d&#8217;une petite boule de poils, enfin je devrais dire une GROSSE boule de poils. Une jolie chatte affectueuse, qui courrait après les papillons et qui aimait venir se blottir dans mes bras le soir venu.<br />
Nous l&#8217;avons eu pendant presque deux mois, en garde pendant que sa maîtresse travaillait dans une autre ville; j&#8217;étais heureuse de rendre service à une personne  pour qui j&#8217;ai de l&#8217;estime, pour lui enlever des tracas supplémentaires pendant son voyage.<br />
J&#8217;étais aussi heureuse d&#8217;avoir à nouveau un chat dans ma maison car avait déjà dû choisir de laisser le mien en France car je savais que son bonheur était qu&#8217;il reste loin de moi.</p>
<p>Mais voilà, le temps s&#8217;est écoulé et Cléo a pris de plus en plus de place dans nos vies. Elle s&#8217;est sentie chez elle au bout de trois ou quatre jours, c&#8217;était assez étonnant de la voir déambuler dans la maison, de prendre possession des fauteuils, du &#8220;fauteuil de Gaston&#8221;, de courir dans les escaliers.<br />
Elle a su apprivoiser Gaston qui n&#8217;avait plus connu depuis son enfance, la joie de vivre en compagnie d&#8217;un animal. Elle reconnaissait le bruit de sa voiture, connaissait son horaire de lever &#8220;malgré quelques dérapages la fin de semaine!! ). Elle avait pris l&#8217;habitude de dormir avec nous; elle jouait avec les plumes des corneilles que nous lui ramassions dans le jardin avec un plaisir fou et faisait &#8230;. ses besoins dans les fleurs des plates-bandes au grand desespoir de Gaston et chaque matin, elle attendait &#8220;Son&#8221; écureuil, histoire de lui faire peur.<br />
Son plus grand plaisir, était lorsque nous étions réunis tous les trois dans le jardin, elle se mettait à ronronner presque à s&#8217;en étouffer.<br />
Les matins de congés, elle venait s&#8217;allonger sur mon ventre et nous jouions à &#8220;je te vois-je te vois pas&#8221;, jeu qui consistait à se cacher sous les draps mais le plus souvent elle restait allongée sans bouger et plongeait ses yeux dans les miens comme si elle voulait me parler, entrer dans ma tête.</p>
<p>Nous nous sommes attachés plus que de raison à Cléo, nous ne l&#8217;avons pas voulu ainsi, cela s&#8217;est fait sans que nous nous en rendions compte, comme un grand amour.<br />
À qui la faute? NOUS, parce que nous l&#8217;avons gâtée et aimée.<br />
CLÉO, parce qu&#8217;elle s&#8217;est sentie très vite chez elle, sans déprime, sans ennui.?<br />
Maintenant elle est repartie, près de sa maîtresse.<br />
Je n&#8217;ai pas voulu assister à son départ, je ne pouvais pas. C&#8217;est Gaston, encore une fois, qui s&#8217;est chargé de ça; j&#8217;ai été trop lache; je l&#8217;en remercie d&#8217;ailleurs car je sais que lui aussi a beaucoup de chagrin, et qu&#8217;il y pense chaque jour. Je le vois lorsqu&#8217;il est dans le jardin , il pense à elle.<br />
Depuis son départ, nous sommes désemparés, Nous pleurons à chaudes larmes, Cléo nous manque.<br />
C&#8217;est comme tout, le temps fera son oeuvre mais en ce qui me concerne cela prendra beaucoup de temps.</p>
<p>J&#8217;écris ces lignes et je l&#8217;imagine à côté de moi comme elle en avait l&#8217;habitude lorsque j&#8217;écrivais sur l&#8217;ordinateur et mes larmes coulent sans que je puisse les arrêter. Elle me manque.</p>
<p>Certains penseront sans doute, que c&#8217;est n&#8217;importe quoi. Pleurer pour un chat !!!<br />
D&#8217;autres se diront - prends un chat, t&#8217;es mûre pour avoir un chat à nouveau chez toi.</p>
<p><strong><em>Et bien, non car un chat est comme tout être vivant, il est unique et Cléo est unique.</em></strong></p>
<p> </p>
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		<title>Tutti frutti&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Jul 2008 17:31:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miquette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Humour]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis entrain de devenir un tutti frutti
La semaine dernière, nous avons reçu des amis qui arrivaient de Nouvelle-Calédonie. C&#8217;était pour eux, leur première découverte du Québec.
J&#8217;ai eu un choc. Je les ai trouvés très&#8230;.français.
Ils courraient partout, savaient tout sur l&#8217;histoire du Québec et leur accent&#8230;m&#8217;énervait. Ils parlaient pointu. Faut le faire non ?
Ils m&#8217;ont posé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Je suis entrain de devenir un<em> tutti frutti</em></strong></p>
<p>La semaine dernière, nous avons reçu des amis qui arrivaient de Nouvelle-Calédonie. C&#8217;était pour eux, leur première découverte du Québec.<br />
J&#8217;ai eu un choc. Je les ai trouvés très&#8230;.français.<br />
Ils courraient partout, savaient tout sur l&#8217;histoire du Québec et leur accent&#8230;m&#8217;énervait. Ils parlaient pointu. Faut le faire non ?</p>
<p>Ils m&#8217;ont posé plein de questions sur l&#8217;hiver, le froid, comment j&#8217;avais pu résister ; je leur ai expliqué que l&#8217;on survivait très bien mais ne m&#8217;ont pas semblé vraiment comvaincus !<br />
Bref les mêmes questions que je posais il y a quelques années.Ils avaient les mêmes à priori que moi, les mêmes idées toutes faites.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cela que j&#8217;aime les voyages et les rencontres, l&#8217;acceptation de ce qui est différent de vous sans juger; c&#8217;est ce qui fait évoluer votre vision des choses sinon vous restez dans votre coin en vous répétant que les autres sont mauvais et que vous seul avez la bonne réponse.<br />
Mais tout cela est faux car on ne juge qu&#8217;avec ses opinions, sa façon de penser, ses références et enfin de compte, on a peur de s&#8217; apercevoir que peut-être on a eu tort et que tout ce qui faisait nos certitudes ne sont pas si véridiques que cela.<br />
Mais je m&#8217;écarte du sujet&#8230;.</p>
<p>Donc, j&#8217;étais entourée de français. Ils étaient étonnés de voir que certaines recettes d&#8217;ici étaient en fait tirer de notre culture gastronomique comme la poule au pot, chère au coeur de notre roi Henri IV, de l&#8217;utilisation de certains &#8220;vieux&#8221; mots français.<br />
Nous avons constaté que nous étions vraiment des cousins et que certains noms propres existaient encore dans les régions françaises.<br />
Ce fut de part et d&#8217;autres de belles découvertes et Gaston s&#8217;est régalé de toutes les manières, que ce soit à table ou en conversation. Il en apprend un petit peu plus sur sa Miquette.</p>
<p>Ce fut encore une fois, un merveilleux moment et j&#8217;ai pu leur montrer combien mon nouveau pays est beau.</p>
<p>Et vous ne savez pas le plus beau de l&#8217;histoire ? à plusieurs reprises, ils m&#8217;ont fait remarquer que j&#8217;avais des expressions et des intonations &#8230;québécoises.</p>
<p>C&#8217;est ça l&#8217;immigration, un tutti frutti !!!!</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Toujours française mais &#8230;</title>
		<link>http://miquette.quebecblogue.com/2008/07/16/toujours-francaise-mais-un-petit-peu-quebecoise/</link>
		<comments>http://miquette.quebecblogue.com/2008/07/16/toujours-francaise-mais-un-petit-peu-quebecoise/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2008 17:07:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miquette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Histoire de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;adaptation  à ma nouvelle vie se poursuit avec de surprenantes découvertes quelques fois.
La dernière fois, je suis arrivée toute heureuse d&#8217;avoir délimité la clôture du jardin. J&#8217;avais travaillé sur le sujet, je m&#8217;y suis reprise à deux fois pour ne pas faire d&#8217;erreurs, j&#8217;annonce au chum Gaston qu&#8217;il nous faut huit morceaux pour monter la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;adaptation  à ma nouvelle vie se poursuit avec de surprenantes découvertes quelques fois.</p>
<p>La dernière fois, je suis arrivée toute heureuse d&#8217;avoir délimité la clôture du jardin. J&#8217;avais travaillé sur le sujet, je m&#8217;y suis reprise à deux fois pour ne pas faire d&#8217;erreurs, j&#8217;annonce au chum Gaston qu&#8217;il nous faut huit morceaux pour monter la clôtures.<br />
Je le vois se gratter la tête (C&#8217;est bizarre mais depuis que nous sommes ensemble, il a ce tic&#8230;) bref il se gratouille et me dit :<br />
- T&#8217;es sûre Miquette ?? Je trouve que c&#8217;est peu<br />
- Non, non je t&#8217;assure j&#8217;ai mesuré<br />
- Ca t&#8217;embête si on contrôle me dit-il<br />
- Bien sûr que non, dis-je sûre de moi.</p>
<p>À votre avis, qui avait raison ? Le chum bien evidemment car j&#8217;avais bien compté sauf que j&#8217;avais utilisé un rouleau métreur en pouces et en pieds et que j&#8217;avais converti sans m&#8217;en rendre compte en mètres. Vous me suivez toujours ?<br />
Pas toujours facile la vie de tous les jours :-))))</p>
<p>C&#8217;est fou le nombre de choses toutes simples auxquelles il faut s&#8217;habituer. Je me demande comment font les femmes qui partent dans une autre culture, une autre religion&#8230; Mystère.</p>
<p>Tiens, demandez  par exemple à Gaston où se trouve le jerrican d&#8217;essence.<br />
Jerrican ???? mot inconnu pour lui.<br />
Vous imaginez les fous rires et les quiproquos que tout  cela provoque.<br />
Je pense qu&#8217;il n&#8217;a pas encore fini de se gratter la tête !!!!</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La vie continue&#8230;</title>
		<link>http://miquette.quebecblogue.com/2008/07/01/la-vie-continue/</link>
		<comments>http://miquette.quebecblogue.com/2008/07/01/la-vie-continue/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 14:29:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miquette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Histoire de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[Ma vie d&#8217;écolière se poursuit, je travaille fort. Ma plus mauvaise note est de 95 %, je suis contente et le chum est encore plus fier. Je ne pensais pas à presque 49 ans que ce serait encore possible. De nouvelles perspectives s&#8217;offrent à moi, le juridique et le chum est derrière moi comme d&#8217;habitude [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="2">Ma vie d&#8217;écolière se poursuit, je travaille fort. Ma plus mauvaise note est de 95 %, je suis contente et le chum est encore plus fier. Je ne pensais pas à presque 49 ans que ce serait encore possible. De nouvelles perspectives s&#8217;offrent à moi, le juridique et le chum est derrière moi comme d&#8217;habitude à me soutenir, c&#8217;est pas un gros cadeau ça ?</font></p>
<p><font size="2">Je m&#8217;adapte bien et je suis heureuse. Bien sûr, il y a des moments de solitude mais j&#8217;ai la chance d&#8217;être bien entourée par des gens qui ont &#8220;l&#8217;oeil&#8221; et qui percoivent assez vite quand je fais semblant d&#8217;aller bien.  Les petites visites d&#8217;Yvon et d&#8217;Olivier, de temps à autre, pour un café ou un dîner sont sympathiques. Les sorties entre filles, les dîners entre amis font que je ne ressens pas de manque. Le chum est particulièrement attentif . Il est évident que nous nous accrochons parfois car j&#8217;ai du &#8230;caractère et &#8230;.lui aussi. Nous nous adaptons l&#8217;un à l&#8217;autre car une française et un canadien ce n&#8217;est pas pareil, mais il en ressort toujours du positif et surtout beaucoup d&#8217;humour; si je devais faire un bilan, je dirais que je ne regrette rien et que j&#8217;ai de la chance d&#8217;avoir trouvé G&#8230;..<br />
La France va bientôt venir à moi avec la visite de nos amis et j&#8217;en suis tellement heureuse. Je vais entendre à nouveau ce satané accent !</p>
<p>Je vais être bientôt en vacances et je vais en profiter car je suis fatiguée; j&#8217;espère que le soleil sera au rendez-vous.</font></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Doux mois de juin&#8230;</title>
		<link>http://miquette.quebecblogue.com/2008/07/01/doux-mois-de-juin/</link>
		<comments>http://miquette.quebecblogue.com/2008/07/01/doux-mois-de-juin/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Jul 2008 14:11:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miquette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Billets d'Humeur]]></category>

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		<description><![CDATA[Le mois de juin, le mois qui marque la fin du printemps et qui est à la porte de l&#8217;été. C&#8217;est le mois &#8220;doux&#8221; par excellence!
Les journées sont longues, les fleurs s&#8217;épanouissent, les oiseaux font leurs nids. Les hommes s&#8217;activent dans leurs jardins, ressortent les articles de plein air.
Oui, c&#8217;est ça le mois de juin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le mois de juin, le mois qui marque la fin du printemps et qui est à la porte de l&#8217;été. C&#8217;est le mois &#8220;doux&#8221; par excellence!</p>
<p>Les journées sont longues, les fleurs s&#8217;épanouissent, les oiseaux font leurs nids. Les hommes s&#8217;activent dans leurs jardins, ressortent les articles de plein air.<br />
Oui, c&#8217;est ça le mois de juin sauf&#8230;. que PAS AU QUÉBEC !!!</p>
<p>C&#8217;est année, il parait que c&#8217;est exceptionnel, qu&#8217;il y a eu 23 jours de pluie sur &#8230;30, que la Terre est folle, que, que&#8230; Rien du tout, il fait froid et il pleut, un point c&#8217;est tout.<br />
Nous avons dû rallumer plusieurs fois le chauffage pour enlever l&#8217;humidité de la maison, mes cheveux frisent toujours à cause de cette satanée humidité et mes pétunias font triste mine. Le chat râle car il me peut pas sortir, peut-être que lui aussi a le poil qui frise.<br />
Bref, lundi il pleut, mardi il pleut, mercredi il pleut &#8230;..</p>
<p><strong>L&#8217;année prochaine c&#8217;est décidé, j&#8217;achète des &#8230;nénuphars au moins ils ne souffriront pas de toute cette eau !!!</strong></p>
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		<title>Georges&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jun 2008 13:48:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miquette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Petites histoires]]></category>

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		<description><![CDATA[Georges avait fini sa journée. Il était trempé de sueur et sa figure était aussi rouge que la couleur de ses poteries car Georges était potier. Georges était un homme taciturne, petit et le corps lourd; la première chose que l’on remarquait chez Georges était ses mains. Ses mains en disaient long sur son travail. Épaisses, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Georges avait fini sa journée. Il était trempé de sueur et sa figure était aussi rouge que la couleur de ses poteries car Georges était potier. Georges était un homme taciturne, petit et le corps lourd; la première chose que l’on remarquait chez Georges était ses mains. Ses mains en disaient long sur son travail. Épaisses, craquelées par l’acidité de la terre qu’il façonnait à longueur de journée. Elles étaient énormes; ses doigts ressemblaient à de grosses saucisses, les ongles étaient courts et des particules de terre restaient collées en dessous. Avec le temps, ses mains avaient pris une étrange coloration rougeâtre.  Georges n’avait pas ce que l’on pouvait appeler de belles mains, c’était des mains de travailleur. Quiconque qui ne connaissait pas Georges aurait pu dire que c’était des mains d’honnête homme mais ceux qui le connaissaient auraient hésité à dire une telle chose; non pas que Georges ne fut pas honnête mais il y avait autre chose… On n’aimait pas Georges, peut-être parce qu’il ne regardait jamais personne en face comme si regarder quelqu’un droit dans les yeux lui était insupportable.</p>
<p>Chaque soir, le travail fini, il rentrait chez lui en saluant juste d’un signe de tête les quelques personnes qui avaient le courage de lui parler car Georges faisait peur.On aimait son travail. On aimait la qualité de ses poteries. On aimait la couleur de ses poteries. Mais on n’aimait pas Georges.Ses poteries étaient si belles, si brillantes et leur couleur si indéfinissable. Elles étaient d’un beau rouge brillant et profond; on avait envie d’y toucher. Si on y regardait de plus près, on y apercevait différentes nuances, du gris au noir et même quelques fois un peu de bleu.Le rouge dont Georges se servait, semblait vivant.Personne n’avait jamais pu reproduire son fameux rouge. Le rouge Georges. Son atelier ne manquait pas de travail. De temps à autre, on voyait arriver de jeunes apprentis. Georges en avait souvent qu’il recrutait auprès des écoles pour élèves en difficulté ou encore auprès des orphelinats.Il voulait aider disait-il mais aucun de ses apprentis ne restaient, sûrement que ces délinquants finissaient par être rattrapés par leur passé.<br />
Sortis de l’école, avec un peu d’argent en poche, il profitait du séjour chez Georges pour s’échapper, enfin c’est ce que les directeurs d’École ou d’orphelinat avait expliqué à Georges. Georges avait à nouveau un apprenti , il s’appelait Rémi. Un jeune garçon maigre avec les cheveux roux, affublé d’une casquette qui ne le quittait jamais. Il passait son temps à regarder Georges; il lui posait des milliers de questions auxquelles Georges ne répondait que par des « mmm ».<br />
C’était un bon apprenti, le meilleur qu’il avait eu jusqu’à présent, pas comme les derniers qui ne parlaient que des filles et qui se moquaient de Georges dès qu’il avait le dos tourné. Mais Georges savait qu’un jour ce serait lui le gagnant et qu’à ce moment là, ils ne riraient plus de lui car nombreux étaient ceux qui l’avaient supplié, ou s’étaient mis à pleurer comme des enfants. Mais Georges commençait à être « encombré »  par son apprenti. Il était là depuis près d’une année mais comme une grosse commande de poteries était arrivée, le maire de la ville voisine avait entendu parler de lui et voulait que ses poteries ornent les rues de sa ville.<br />
Donc, pour l’instant il était bien obligé de le supporter encore un peu mais il le savait, ce ne serait plus pour longtemps.  La semaine suivante, il donna ses instructions à son apprenti. Rémi se chargerait de l’approvisionnement, de nettoyer les tours à poterie, le sol de l’atelier et lui, il façonnerait les poteries et appliquerait en dernier lieu son fameux rouge.Ils travaillèrent durement toute la semaine et enfin les pots s’alignèrent sur l’étagère, prêts à être mis au four. Il ne manquait qu’à badigeonner les pots en rouge.Georges donna à Rémi, un pot de couleur mais arrivé à la fin de la journée, Rémi manqua de couleur et voulut descendre en chercher à la cave.Georges entra dans une vive colère et lui demanda de retourner immédiatement à l’atelier, sans quoi il perdrait sa place.Les colères de Georges étaient fameuses par conséquent, Rémi préféra remonter à toute vitesse vers l’atelier.Georges revint avec un nouveau pot de rouge, le donna à Rémi sans un mot. La journée continua sans qu’un seul mot ne fût prononcé.</p>
<p>Le soir, Georges redescendit à la cave et demanda à Rémi de lui déposer quelques pots vides devant la porte de la cave avant de partir. Rémi descendit les escaliers prudemment avec les pots dans ses bras, des bruits de coups résonnaient dans la cave. Rémi était mal à l’aise sans savoir pourquoi. Tandis qu’il déposait les pots, la porte s’ouvrit violemment et laissa apparaître un Georges furieux.<br />
-         Es-tu entrain de m’épier? lui hurla-t-il<br />
-         Non, non, bredouilla Rémi je posais juste les pots.<br />
-         Bien file à présent hurla Georges.<br />
Rémi fila à toute allure de l’atelier et se retrouva dans la rue, haletant et tremblant de peur. Il constata bien vite qu’il avait oublié sa veste. Le soir était froid, il ne pouvait attendre demain; de plus le surveillant du pensionnat ne manquerai pas de lui faire remarquer son air débraillé.Il entreprit de revenir sur ses pas. Après tout, il n’y avait aucun risque Georges serait sûrement déjà parti car c’était un homme d’habitudes.<br />
Une fois devant la porte de l’atelier, il ouvrit doucement la porte. L’atelier était silencieux et sombre. Georges avait quitté les lieux. Il prit sa veste restée sur le porte-manteaux mais au moment de partir, il se dit qu’il pourrait  peut-être en profiter pour aller à la cave. Georges ne le saurait jamais et cela satisferait sa curiosité. Il connaîtrait enfin le secret de Georges.Tranquillement, il descendit les marches menant à la cave. Il y faisait froid et humide. Une odeur âcre et écoeurante flottait.</p>
<p>Rémi pensa qu’un chat ou un rat devait être mort dans un recoin.Une fois devant la porte, il hésita et puis se dit qu’après tout il pourrait peut-être découvrir le secret du rouge de Georges. Il entra, trembla avec l’impression de violer un tombeau; il était mal à l’aise sans vraiment savoir pourquoi, après tout il était sur son lieu de travail mais quand même son estomac était serré et il avait du mal à respirer.L’atelier était plongé dans la pénombre et l’odeur était presque irrespirable. Rémi avait envie de vomir mais courageux il continuait à progresser dans la pénombre car il voulait connaître le secret de Georges pour le lui voler et devenir riche.Ses yeux c’était enfin habitué à la pénombre et finit par trouver le commutateur. La lumière se fit dans tout l’atelier mais ce qu’il vit le laissa stupéfait, incapable du moindre mouvement.</p>
<p>Des pots de verre étaient alignés sur les étagères, remplis d’un liquide rouge. Sous les étagères, des vêtements étaient éparpillés. Des vêtements de petite taille pour la plupart et qui ne pouvaient pas appartenir à Georges mais surtout étaient empilés des membres humains dans un gros bidon qui servait habituellement à l’eau qui était utilisée pour le façonnage de la poterie.Rémi tomba à genoux, se mit à vomir violemment et fut pris d’une crise de tremblements. Il comprit instinctivement d’où venait le fameux « rouge » de Georges. C’était les apprentis, le sang des apprentis qui disparaissaient du jour au lendemain sans jamais laisser de traces. Rémi comprit qu’il serait le suivant. Il devait fuir immédiatement et ne jamais revenir. Il devait appeler la police, prévenir quelqu’un du drame. Il se releva péniblement et se dirigea vers la porte mais au moment d’atteindre la poignée. Georges ouvrit la porte.</p>
<p>Le regard de Georges était froid et sans vie; il regarda Rémi et lui dit :<br />
-  Je vois que tu as découvert mon secret; tu comprends bien maintenant que je ne peux pas te laisser partir. Tu vas être ma grande réussite car j’ai enfin mis au point un procédé qui rendra mes poteries uniques au monde car la couleur rouge, mon rouge aura la capacité de changer avec la température ambiante. Je serai le seul et unique détenteur de ce secret. Et toi, bonhomme, tu vas être célèbre car tu vas finir ta courte vie chez un grand ponte à costume!</p>
<p>Rémi se mit à crier, à hurler avec l’idée folle que quelqu’un l’entendrait mais au fond de lui, il savait que c’était peine perdue. Il se mit à courir mais Georges l’attrapa et la dernière chose que Rémi vu, fut la main de Georges s’abattre sur lui…   </p>
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		<title>L&#8217;art du jardinage&#8230;</title>
		<link>http://miquette.quebecblogue.com/2008/06/01/lart-du-jardinage/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Jun 2008 15:31:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miquette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Histoire de vie]]></category>

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		<description><![CDATA[ Malgré le printemps tardif, cela ne nous a pas empêché d’attaquer le jardin.Heureusement que le chum était là car j’aurais bien planté dès avril et tout serait …mort gelé. Il me disait souvent : Patiente, Miquette, patiente on va le faire ». Patiente, patiente, il est drôle j’avais tellement hâte. 
Mais ça y est, on a lancé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> Malgré le printemps tardif, cela ne nous a pas empêché d’attaquer le jardin.Heureusement que le chum était là car j’aurais bien planté dès avril et tout serait …mort gelé. Il me disait souvent : Patiente, Miquette, patiente on va le faire ». Patiente, patiente, il est drôle j’avais tellement hâte. </p>
<p class="MsoNormal">Mais ça y est, on a lancé l’offensive. </p>
<p>La mission « Jardin » a commencé. Un bouleau a été planté et nous avons délimité des plates-bandes. Le chum aime les annuelles, moi les vivaces. Le chum aime les jardins bien alignés et rangés, moi j’aime les jardins à l’anglaise, le naturel, voire un peu fouillis.Malgré tout le jardin commence à prendre vie et le mélange de nos styles n’est pas si mal.  Le jardinage fut comment dirais-je un épisode que je qualifierais de « difficile » car pendant des années, le chum fut le roi de son jardin et il ne pensait pas que je m’intéressais autant au jardinage, aux noms des plantes.<br />
J’avais plein d’idées et tout d’un coup, il a dû partager. Je dois dire que sur le moment je ne me suis pas rendu compte, et il y a eu quelques moments de …tension.<br />
Le jardin était devenu un lieu de combat.<br />
Mais là aussi nous avons appris à faire des concessions. Nous ne délimitons pas que les plates-bandes nous délimitons aussi le territoire de chacun. Nous essayons d’avoir dans le jardin un peu de lui, un peu de moi.Maintenant, nous sommes heureux dans notre jardin, je lui laisse des moments seul dans le jardin, des initiatives, jouer avec tous ces outils et il fait de même pour moi.<br />
Nous allons prendre des photos, pour voir grandir le jardin, années après années.<br />
Le jardin est redevenu un lieu de paix et de bonheur…même si le chum est passé sur mes violettes avec sa tondeuse!!!!</p>
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		<title>Les lavandes d&#8217;Amanda</title>
		<link>http://miquette.quebecblogue.com/2008/06/01/les-lavandes-damanda/</link>
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		<pubDate>Sun, 01 Jun 2008 14:49:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>miquette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Petites histoires]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
C’était un de ses petits villages de Provence, écrasé par le soleil où chaque bruit est amplifié par le vent et qui semble s’accrocher à la montagne quand le vent souffle un peu trop fort. Comme chaque matin, le village s’éveillait doucement. Les cloches de l’église sonnait et le seul commerce du village ouvrait ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://miquette.quebecblogue.com/files/2008/06/lavandes800.jpg" title="lavandes800.jpg"><img src="http://miquette.quebecblogue.com/files/2008/06/lavandes800.thumbnail.jpg" alt="lavandes800.jpg" /></a> </p>
<p>C’était un de ses petits villages de Provence, écrasé par le soleil où chaque bruit est amplifié par le vent et qui semble s’accrocher à la montagne quand le vent souffle un peu trop fort. Comme chaque matin, le village s’éveillait doucement. Les cloches de l’église sonnait et le seul commerce du village ouvrait ses portes.</p>
<p class="MsoBodyText">Amanda grimpait la côte qui la menait à « sa » terre comme on disait. On la voyait aller quelque soit le temps. Elle était souvent prise en pitié car un jour son mari, Etienne, l’avait laissé sans un mot et sa terre à lavandes avait mystérieusement souffert d’une étrange maladie qui avait  presque entièrement détruit sa plantation.</p>
<p>Tout le village pensait qu’elle n’avait plus toute sa tête.  Mais malgré tout ce qu’on pouvait dire sur elle, cela n’empêchait pas Amanda de continuer chaque jour, à aller sur sa terre avec un éternel sourire aux lèvres et quand on l’interrogeait sur ce qui l’a faisait sourire, elle répondait qu’elle était heureuse d’aller retrouver son Etienne sur le champ de lavandes.  Cette terre lui venait de son père, qui lui-même l’avait reçu du sien. On disait encore que les plus belles lavandes de la région avaient poussé sur la terre d’Amanda, avant la grande catastrophe. Elle seule connaissait encore tous les secrets de la lavande. Avec le temps, cette terre ne valut plus grand-chose, il n’y poussait plus que des cailloux mais elle y tenait et pour rien au monde, elle s’en se serait séparée. Du temps de son père, la terre était couverte de lavandes et de quelques oliviers qui chaque année rapportaient des revenus qui leur permettaient de vivre de façon confortable. Puis le père partit dans la tombe et elle se retrouva seule avec sa mère, et la terre à entretenir. Les premiers temps, elles y arrivèrent à elles deux et purent continuer avec l’aide d’un manœuvre qui travaillait déjà pour son père.Puis sa mère partit à son tour et Amanda se retrouva seule avec sa terre. Ses voisins, des « nouveaux », avaient bien essayé de la lui prendre en lui offrant une énorme somme d’argent, bien plus qu’elle n’avait eu tout au long de sa vie et qu’elle n’aurait jamais.<br />
Ils voulaient construire un « <em>poulausse </em>» lui avaient-ils dit. Amanda n’avait pas la moindre idée de ce que cela pouvait être, tout ce qu’elle savait c’est que ce n’était pas de la lavande.Pendant un moment, elle s’était laissée aller à penser à ce qu’elle ferait avec tout cet argent, ce bel argent. Où cacherait-elle tout cet argent ? Jamais elle n’avait fait confiance aux banques, tous des voleurs lui disait son père. Donc comme son père, elle cachait son maigre revenu dans ses boites à biscuits qu’elle entassaient dans l’armoire de la cuisine. C’était son secretPersonne n’était au courant mais une fois elle avait failli se faire prendre. Le maire du village qu’elle avait connu tout petit, était venu lui rendre visite pour sa réélection. Il lui avait demande un verre d’eau fraîche et il avait aperçu les boites de biscuits. Il s’était levé pour en prendre un. Son cœur avait failli s’arrêter. Elle l’avait chassé, à coups de balai en lui criant de ne jamais revenir sur ses terres. Ne voulant pas faire d’histoires, le pauvre homme était parti sans se retourner en se demandant quelle mouche avait bien pu piquer la pauvre Amanda. Sûrement l’âge pensa t-il ou pire, la tête.Depuis ce jour, jamais plus elle n’avait fait entrer un étranger dans sa maison.De toute façon, elle était heureuse seule et elle préférait vivre avec ses lavandes. Toutes les nuits, lorsqu’elle partait se coucher elle pensait qu’elle aimerait bien avoir un homme à ses côtés. L’homme de sa vie. L’homme qui aimerait ses lavandes autant qu’elle. Il était arrivé, un jour, dans le village ; c’était un de ses itinérants qui frappaient aux portes pour demander du travail. Un matin, il avait frappe a la sienne et lorsqu’elle avait ouvert la porte, il lui avait souri. Jamais il ne repartit. Elle lui montra sa terre et ses lavandes, lui expliqua comment les tailler, les biner, à quel moment les ramasser.  Chaque soir, elle l’aidait après la cueillette à former les bouquets et les faire sécher en les pendant au plafond de la grange.  Il était intéressé et attentif et il finit par devenir aussi bon qu’Amanda. Chaque matin, il enfilait sa veste rouge et partait en lui disant, d’un air moqueur, qu’il partait s’occuper de « ses enfants bleus. » Un jour, il lui demanda sa main et elle accepta. Amanda se dit qu’elle avait de la chance, son homme était beau et il aimait les lavandes autant qu’elle. Le curé avait vu d’un mauvais œil ce mariage car on ne savait rien de cet homme mais Amanda s’en souciait peu. <em> </em>Au bout d’une année, les choses changèrent. Au début, ce fut des petits riens. Il oubliait de biner certaines lavandes, des bouquets étaient mal attachés et tombaient sur le sol. Elle avait mis ça sur le compte de la fatigue, de la tristesse d’être loin de chez lui mais les choses empirèrent.<br />
Bientôt il lui lança des « - toi avec tes maudites lavandes ! » et les choses s’aggravèrent au point qu’ils ne se parlèrent plus.  Il partait le matin bien avant son lever et rentrait à la nuit tombée. Elle tomba malade et dû rester aliter toute un mois, mois qu’elle passa seule. Elle l’entendait rentrer, déposer ses bottes et s’asseoir devant le souper qu’elle avait pu lui préparer puis il allait s’étendre sur un lit qui servait aux amis de passage. Une légère odeur de lavande flottait dans la cuisine, ce qui la rassurait car elle se disait que ses chères lavandes étaient entre de bonnes mains. Dès qu’elle fut un peu mieux, elle se leva et décida de partir admirer ses chères lavandes. Elles seules pouvaient la réconforter. Grâce à elles, elle pourrait trouver l’apaisement et surtout elle pourrait comprendre ce qui arrivait dans sa vie.<br />
Où était passé l’homme qui lui parlait avec de si beaux mots, qui la regardait comme si elle était la plus belle, elle qui ne l’avait jamais été. Elle n’était pas vraiment un laideron mais la vie au soleil et les durs travaux des champs l’avaient prématurément vieillie.  Ce matin là, elle décida de monter à sa terre car elle se sentait mieux. Les cigales chantaient, et le soleil, déjà haut, brûlait et son souffle se faisait court mais ce n’était rien car elle savait que bientôt elle retrouverait ses chères lavandes. Sur le chemin, elle aperçu un lézard qui se chauffait au soleil. L’air sentait bon et elle se sentait heureuse. Elle aperçu l’arbre et la petite cabane qui surplombaient sa terre où souvent elle s’arrêtait pour admirer et sentir ses lavandes.<em> </em>Arrivée au pied de son arbre, le souffle lui manqua. Tout n’était que désolation, les lavandes étaient desséchées par le soleil. Des abeilles butinaient encore les quelques brindilles violettes qui subsistaient encore, mais tout était ravagé, sec et sans vie. Comment cela avait-il pu arriver, comment tout avait pu mourir de la sorte. Elle remarqua que plusieurs étaient déterrées et qu’une partie du terrain était à nu. Elle se rapprocha pour mieux voir car le soleil l’empêchait de voir. Elle porta sa main sur son front et se mit a inspecter sa terre. Bientôt elle aperçu, un outil. Une pioche, SA pioche.<br />
La pioche de son mari, de son homme, son Etienne.  Son cœur se serra et des larmes se mirent doucement à couler. Elle repartit vers la maison comme une somnambule, elle arriva devant la maison et sans s’en rendre compte, tomba à genoux devant la porte. Elle se mit a crier et leva les bras au ciel en demandant à Dieu pourquoi tant de méchanceté.<em> </em> Elle finit par entrer dans la maison et s’assit épuisée à la table de la cuisine ne sachant que faire. Il arriva a la nuit tombée comme à son habitude, sans un mot. Elle le regarda et il comprit qu’elle savait. Qu’elle savait qu’il avait déterré ses maudites lavandes.  Il se mit a rire et lui avoua qu’il en avait assez de ces fichues broussailles, surtout depuis qu’il avait rencontré ses voisins qui étaient toujours intéressés par sa terre. Ce n’était pas quelques malheureuses plantes qui allaient l’empêcher de devenir riche car lui, il avait d’autres ambitions. De toute façon, une autre vie l’attendait. Une vie bien plus intéressante. Une vie sans lavande et surtout sans elle. Elle comprit qu’il n’avait jamais voulu que la terre mais pas elle, qu’il lui avait menti.Les mots qu’elle entendait, frappaient sa tête comme des petits marteaux et tout se mit à tourner et elle s’évanouit. Quand elle ouvrit les yeux, elle était encore sur le sol de la cuisine. Elle avait froid et se demanda si elle était morte. Elle l’entendit ronfler dans la pièce à côté et se dit que non, elle était encore parmi les vivants. Elle se releva et partit se coucher tant bien que mal, son dos lui faisait mal et un violent mal de tête la taraudait. Elle s’allongea dans le noir. Il dormait paisiblement. Comment avait-il pu faire une telle chose, elle ne comprenait pas, elle était si amoureuse. Elle ne pouvait oublier son rire et sa moquerie, son regard dur aussi. Elle pleurait toujours à  chaudes larmes.Il allait partir, il le lui avait dit. Elle avait perdu ses lavandes, il avait tout détruit. Petit à petit, enfin elle se calma. Le lendemain matin, il partit comme à son habitude sur la terre à lavandes, elle le suivit. Elle le vit rentrer dans la cabane pour y prendre ses outils. Elle rentra derrière lui. Elle ressortit de la cabane avec un léger sourire, elle allait bien. Elle irait mieux maintenant.A partir de ce jour, plus personne n’entendit parler d’Etienne. Tout le monde pensa qu’il était parti comme il était venu.Amanda ne donna aucune explication et personne ne lui en demanda d’ailleurs et continua d’aller jour après jour, année après année, sur sa terre avec un sourire aux lèvres.<br />
Puis, un matin de novembre, on s’inquiéta au village car on ne vit pas Amanda gravir la côte comme à son habitude. On alla jusqu&#8217;à sa maison mais elle était vide. Quelques hommes décidèrent de monter à sa terre. Ils entrèrent dans la cabane et la trouvèrent morte sur le sol de terre battue. A ses côtés, un tas de lavandes était entreposé. Un des hommes voulut prendre quelques bouquets car les lavandes d’Amanda sentaient plus que n’importe quelle lavande. Ces lavandes étaient uniques. Il aperçut une chaussure et poussa un cri ; un cadavre desséché par le temps, gisait sous les lavandes. Bien vite, ils reconnurent le manteau rouge du mari d’Amanda. Recouvert de lavandes, il était là avec sa pioche plantée à l’endroit où un jour son cœur avait battu, lui qui n’en avait jamais vraiment eu. Jamais il n’avait quitté le village, il reposait dans cette cabane avec pour tout linceul, des lavandes. Le village resta abasourdi. On avait une meurtrière dans le village, on avait côtoyé une meurtrière car il ne faisait aucun doute qu’Amanda avait tué Etienne. On en eut la certitude lorsqu’on retrouva parmi les boites de biscuits, une lettre où elle expliquait qu’elle n’avait jamais pardonné à Etienne le meurtre de « ses enfants ». On préféra, par peur du scandale et surtout parce que le maire ne voulait pas vraiment que cette histoire soit connue à la ville, enterrée Amanda et son mari dans le caveau de famille.</p>
<p class="MsoNormal">Avec l’argent d’Amanda, on construisit un magnifique tombeau mais seul fut inscrit son nom et chaque été un pied de lavande fleuri sur leur tombe.</p>
<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>
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